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Le Web2.0: de la théorie à la pratique

Séminaire Aristote

Mercredi 12 octobre 2011 Amphithéatre Gay-Lussac, Ecole Polytechnique, Palaiseau.

Coordination scientifique: Jean Michel Batto et Yohanan Winogradsky (INRA)

Vous pouvez aussi télécharger les actes complets ( programme, résumés et présentations).

Introduction

En très peu de temps, le web est passé d’un contenu mis à disposition par des experts informaticiens à un web alimenté par l’ensemble de ses utilisateurs. Dans le même élan, le web 2.0 participe à l’idée que l’on puisse faire d’internet un centre de profit. Voilà le tournant que marque le web 2.0 : la création de contenu sans connaissances techniques puis sa valorisation. Quels rapports entretiennent mise à disposition de contenu et création de valeur ? Dans quelle mesure assiste-t-on à une nouvelle structuration du web ? Le caractère critique de la production de données, en tant que substrat du web 2.0, est indiscutable, quantitativement et qualitativement. Il nous semble que c’est à travers une lecture interrogeant les concepts de confiance, de travail et de risque que nous pouvons décrire la portée de cette production de données massive et généralisée. L’Association Aristote est heureuse de vous convier à son prochain séminaire qui sera consacré au web 2.0, le 12 octobre 2011. Nous souhaitons faire de cette journée une rencontre entre des acteurs d’horizons variés - qu’ils soient du monde politique, culturel, technologique, des affaires, industriel ou entrepreneur - ayant en commun une contribution significative au web 2.0.

Programme

Résumés des exposés

Ludovic Hirliman (Mozilla) “Ludovic Hirlimann, témoin de l'évolution du web 0.0 vers le web 2.0”

Historique de l'évolution des technologies du web, comparaison avec l'adoption de l'utilisation d'Internet dans notre société. Comparaison entre les technologies du web et les technologies déjà présentes sur Internet lorsque le web est arrivé. La période couverte commencera à la fin des années 80 et jusqu'à nos jours.

Patrick Murzeau (DGFIP) “Certificats et identité déclarative”

En matière de sécurité informatique, il existe de nombreux paradoxes. Le premier n'est pas le moindre, puisqu'il existe une tendance irrépressible à forcer les solutions avant même d'avoir évaluer le risque. Le second relève des postulats, le principal étant que la signature électronique serait équivalente à la signature manuscrite. Pourtant, à l'usage, l'acte de signer de manière manuscrite n'a rien à voir avec l'acte de signer électroniquement. Les conditions dans lesquelles se déroulent ces signatures sont très éloignées l'une de l'autre. Une signature manuscrite, lorsqu'elle comporte une valeur probante, est recueillie dans un cadre de confiance, et le signataire, s'il recule, ne le fait en raison même de l'acte de signer. Tel n'est en général pas le cas pour une signature électronique, où le cadre offert peut ne pas être de confiance ; quant à la signature elle-même ses modalités techniques sont hors la vue et la compréhension du signataire, sauf à être spécialiste en cryptographie et en informatique, et d'être capable d'analyser les algorithmes mis en oeuvre ainsi que les modules activés pour la réaliser.

La présentation a pour objet, après une expérience d'une dizaine d'années du conférencier dans le cadre de la sécurisation de téléprocédures pour le grand public, de faire le point sur les concepts et de décrypter ce qui va et ne va pas avec les certificats et l'identité. Des premières mises en oeuvre, au début des années 2000, jusqu'à l'actualité récente, et particulièrement la révocation des certificats de l'autorité de certification néerlandaise nommée Diginotar. Reposer les concepts ce sera d'abord faire la distinction entre risque évalué et réalité du risque, puis à distinguer identité, vérification de l'identité et preuve, et nous verrons que sans cadre de confiance, les conséquences qui conduisent à faire peser sur l'internaute l'évaluation des dispositifs de sécurité qui se présentent à lui est peu raisonnable.

Ce parcours sera l'occasion de faire le point sur les projets en cours, qu'il s'agisse d'Idénum, de la carte nationale d'identité électronique, de la fédération d'identité et de la préservation du contenu des documents stockés dans des coffres-fort numériques.

Vincent Puig (IRI) “Web 2.0 : Contribuer n’est pas collaborer”

L’Iri s’attache depuis sa création en 2006 au sein du Centre Pompidou a étudier les enjeux culturels et cognitifs des dispositifs numériques collaboratifs favorisant de nouvelles formes d’attention, de nouveaux champs de collaboration et une nouvelle implication du corps. Malheureusement le Web 2.0 est encore majoritairement centré sur la contribution (modèle YouTube) ou sur la conversation (modèle Facebook), parfois dans une grande et désespérante solitude, mais très peu sur la collaboration au sens du “construire ensemble” (modèle Wikipedia). Des exemples d’outils emblématiques ou prototypés par l’Iri seront présentés dans le séminaire.

David François et Pierre Noizat (Sté Paymium) “Bitcoin, logiciel libre et devise complémentaire”

Introduction à Bitcoin Technologie du réseau de « pair à pair » (P2P) Traitement des transactions Nouvelle devise ou méta-devise? D’où viennent les bitcoins et leur valeur d'échange? Pourquoi et comment utiliser les bitcoins? Qu’est ce qui a changé avec Bitcoin?

Finnur Pálmi Magnússon (Parlement islandais) “How to write a constitution in 2011”
  • Cette communication a du être annulée

Iceland has been through a lot during the last three years. After the financial collapse, one of the demands from protesters was a new constitution, a new foundation to rebuild the country. Our current government kicked off a process where the nation was consulted in a major crowdsourcing effort. A randomly picked 1500 people assembly spent a full day brainstorming about the focus for our next constitution. We went through an election where hundreds of Icelanders ran for the 25 seats at the constitution council. The high court deemed the election void based on technicalities but the government reinstated the delegates to complete this demanding task in four months. Two months have passed since the constitution bill was handed over to the government. This talk focuses on how we used agile methodologies, technology and social media to crowdsource the constitution bill.

Michael Chekroun (Carenity) “Carenity, le premier réseau social pour les patients et leurs proches ”

Carenity est le premier réseau social en France dédié aux patients et à leurs proches. Carenity est né de la volonté de permettre aux millions de personnes concernées par des pathologies chroniques de partager témoignages, conseils pratiques et soutien moral via une plateforme communautaire sécurisée et cautionnée par des médecins et des associations de patients. Au-delà des possibilités de mise en relation avec d'autres patients, l'internaute peut suivre l'évolution de ses indicateurs médicaux (symptômes, traitements, analyses biologiques) grâce à des applications développées en partenariat avec des professeurs de médecine. Gratuit pour l'utilisateur, Carenity génère ses revenus via la commercialisation d'études statistiques anonymisées auprès d'opérateurs de santé qui, grâce à ces informations, pourront mieux appréhender les besoins et usages des patients.

Stéphane Simon (Mendeley) “Mendeley : de la gestion de la bibliographie au réseau social académique”

La gestion des références bibliographiques est un réel souci pour les étudiants, les chercheurs et les enseignants. Plusieurs logiciels ont été développés ces dernières années, mais l'absence d'interfaces entre ordinateurs et utilisateurs limitent considérablement leur utilisation. Mendeley est un logiciel en web 2.0 qui autorise le stockage des références en ligne, une synchronisation entre ordinateurs, mais également smartphone, iPhone, iPad, tablettes, etc. Le partage des références et documents au sein de groupes d’utilisateurs et les applications de discussion entre membres sont de réelles avancées dans le domaine de la communication entre chercheurs, mais également entre l'enseignant et ses étudiants. Mendeley est probablement à ce jour le logiciel le plus abouti dans son domaine. Au cours de cette présentation, nous proposons de décrire les principales solutions offertes par le logiciel.

Dr. Max Bingham (24 Media Labs) “Communicating Science 2.0: Getting the message out in a wired up world”

Arguably the biggest innovations in academic publication in the past 350 years have been the removal of “Dear Sir” as an introduction (around 1750) and the move to electronic publication in the past ten years. This second point has significantly changed the landscape of science. For example, in biomedical sciences the corpus of publications has doubled since 1995 to approximately 20 million papers. This year could see one million papers published alone which is about two publications per minute. This makes navigating the scientific literature a challenge with some estimates suggesting that a full 30% of researchers’ time is taken up with information management. Going beyond scholarly publication and getting the message out to a broader audience from this ocean of information is proving hard too. This is particularly troubling (for some) as more and more funding bodies now insist on demonstrable outreach and communications activities as a condition of funding. With main stream media business models collapsing (the development of the internet has had a part to play in this) and journalists having to deal with hundreds of press releases in a day, many have been left wondering what to do. This is were Web 2.0. technologies will make a difference. With examples of some success stories, I will demonstrate how web 2.0 approaches to communications may well be the only viable channel for most scientists to get their message out from behind lab doors.

Carl Zimmer “Arsenic Life: Lessons For Scientists and Journalists”

In December 2010, a team of NASA-funded scientists published a paper in which they claimed bacteria could substitute arsenic for phosphorus. They triggered a worldwide media frenzy. But through new forms of social media, like blogs, Facebook, and Twitter, scientists aired doubts and even began to attempt to replicate the findings in an open fashion, posting updates on a blog. I will discuss what this episode signifies for the future of science journalism.

public/seminaires/seminaire-2011-10-12-bis.txt · Dernière modification: 2012/11/21 12:51 (modification externe)
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